Dimanche 19 Mars 2006

Manuel Aeschlimann : le contre-coup du coup de la secousse Mayetic

Le Monde, version Internet, a publié un article traitant en partie de l’affaire Mayetic. Comme le relèvent justement les ex-dirigeants de Mayetic, Bruno de Beauregard et Miguel Membrado, c’est pourtant Le Monde qui est à l’origine de la diffamation de Mayetic qui aurait entraîné la liquidation de la société. Curieux revirement donc, sauf à considérer, comme le fait Bruno de Beauregard dans son dernier billet, que le vent est en train de tourner…

En effet, la récente relaxe de Christophe Grébert et de son blog « MonPuteaux.com » semble avoir jeté un sacré pavé dans la mare de la presse dite traditionnelle. Les citoyens que nous sommes cherchent depuis longtemps à faire entendre leur voix, à ramener les organes classiques de diffusion de l’information mais aussi les dirigeants politiques à plus de réalisme tandis qu’ils se coupaient toujours plus des réalités de la vie quotidienne. Voilà que ceux-ci semblent avoir enfin compris une infime parcelle du pouvoir que constituent les réseaux d’information libre. Pourtant ce sont bien eux qui avaient jusqu’alors pratiqué ce type de fonctionnement.

En effet, les circuits traditionnels de la Presse ont toujours été constitués de réseaux. Les journalistes travaillent à partir de sources, tant pour l’information à caractère factuel que politique, étant donné qu’ils ne peuvent évidemment pas être partout. Comment considérer alors ce qui se passe au vu des développements de l’affaire Mayetic ? La réponse est tout aussi évidente qu’inaccessible pour ces circuits : le verrouillage de l’information et de ses réseaux.
La presse traditionnelle a réduit ses effectifs et s’est dangereusement rapprochée des organes politiques. Ce qui faisait sa force était sa diversité, son imbrication dans la société civile et la divergence de points de vue constituait non pas de la cacophonie mais reflétait la société. La concentration des organes de presse a participé du même phénomène que la concentration des partis politiques. À trop vouloir être forts, ils se sont décrochés de la réalité. Leurs réseaux sont devenus des boucles fermées sur leur environnement, les mêmes journalistes parlent aux mêmes politiciens qui ne parlent eux-mêmes qu’aux mêmes journalistes.

Ce que n’ont pas compris les acteurs de ces phénomènes c’est que leurs réseaux ainsi se refermaient et contrairement à leur apparente puissance, s’appauvrissaient. Les citoyens, non assujettis à ce régime imposé, ont quant à eux profité de l’espace de liberté que leur offrait la Toile. La liberté d’associer les sources, de regrouper des informations et d’en discuter leur a permis de rassembler les électrons libres autour du noyau atomique qui est leur credo : non pas l’exercice du pouvoir mais la limitation nécessaire de ceux qui le détiennent et qui le croient absolu. Le cas Aeschlimann en est le parfait exemple.
Pourquoi cela a-t-il été possible ? La différence entre les deux réseaux c’est que, alors que les réseaux officiels se referment et rétrécissent, les réseaux citoyens sont libres et ouverts, tout simplement. Ils ne sont pas atomiques et ne gravitent pas autour des mêmes sources.
Manuel Aeschlimann sera probablement la « victime » de la vérité qu’il a cherché à influencer et c’est tant mieux. Le Monde avoue ainsi de cette façon son incompétence quant au traitement équitable de l’information et les citoyens libres et dotés de leur exigence de vérité ne s’en porteront que mieux. C’est cela l’ouverture d’esprit et la transparence et, tant que les réseaux traditionnels continueront à se refermer, les nôtres s’ouvriront. Manuel Aeschlimann était le bienvenu pour expliquer ses comportements et attitudes, il n’en a rien fait et c’est tant pis pour lui. Il s’est lui-même condamné aux yeux de l’opinion.

Alea jacta est.

Publié par José le 19/03 à 12:05
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Mercredi 08 Février 2006

Les interrogations soulevées par le communiqué de la ville d’Asnières au sujet de Mayetic

Tout d’abord sur l’atteinte à la vie privée :

Comment peut-on savoir tant de choses relevant de la vie privée sur des personnes qui ne sont pas toutes asnièroises ?
Comment peut-on, sous prétexte de faire

« Le point sur la faillite de Mayetic et ses prolongements. »

jeter les noms de personnes privées sur la place publique ?
A ce que je sache de cette affaire, Manuel Aeschlimann n’est pas mis en cause personnellement, mais c’est son statut d’élu du peuple qui l’est. C’est le mensonge et les diffamations incessantes commises par son conseil qui le sont.

Ensuite sur la désinformation :

Après avoir recherché sur le site du greffe du tribunal de commerce de Paris, la société Mayetic est bien référencée mais pas Surgeonésis qui d’après le communiqué de la ville d’Asnières est

Le nom commercial de la société Mayetic est : « Surgeonesis ».

La société Mayetic (toujours d’après le site du greffe) est une S.A.S au capital de 675 000 €uros, 35 % ne font pas 2.2 millions…

L’organigramme de la fondation Ostad Elahi est décortiqué mais il n’est jamais mentionné que la Présidente d’Honneur en est Madame Bernadette Chirac…

Il n’est pas dit non plus que la fondation a été mise sous surveillance par la MIVILUDES à la demande de Monsieur Aeschlimann. Voir ci-dessous :

Confirmant des révélations du Monde daté de samedi, M. Roulet a ajouté : “La Miviludes n’avait pas porté d’attention particulière à la fondation Elahi (...) jusqu’à ce que son attention soit appelée par Manuel Aeschlimann, député-maire d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), avec qui j’ai eu plusieurs contacts, et par des articles dans les médias”.

Publié par Gaëlle le 08/02 à 11:34
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Samedi 04 Février 2006

L’origine de la campagne médiatique

M. Bruno de Beauregard, qui est co-fondateur et était président de la société Mayetic, s’avère aussi être cofondateur et président de l’Association des Habitants de la ZAC Métro, à Asnières-sur-Seine.

Cette association s’est notoirement opposée à certains projets urbanistiques de la ville, notamment dans le quartier qu’habite M. Bruno de Beauregard depuis 15 ans. Or, aux termes d’un tract distribué par voie postale sur l’ensemble du territoire de la commune d’Asnières, le 13 novembre 2003, la Marie d’Asnières présentait l’association de la ZAC comme “le paravent d’une secte” et l’accusait “clairement d’avoir proféré des menaces et des pressions sur le Maire, son Directeur de Cabinet et les services de la ville”.

Cette mise à disposition du public d’un tract portant atteinte à l’honneur et à la considération de l’association a fait l’objet d’un procès en diffamation devant le Tribunal Correctionnel de Nanterre (cf. jugement du TGI de Nanterre ici).

Par jugement rendu le 05/04/05, le Tribunal a condamné M. Francis Delage, Adjoint au Maire d’Asnières-sur-Seine, pour diffamation publique envers cette association. La mairie d’Asnières a fait appel de cette décision.

Le 25/04/2005, ce jugement est ainsi évoqué dans le journal Le Parisien (cf. article dans le même document) : « Francis Delage, adjoint au maire délégué à la vie associative, vient d’être condamné par la 14ème chambre du tribunal correctionnel de Nanterre pour diffamation publique envers l’association des habitants-riverains et usagers de la ZAC Métro. »

« Le document, très officiellement intitulé « Communiqué de la mairie d’Asnières », et où figure le blason de la commune, accuse l’association d’être une secte, « une organisation spiritualiste, ésotérique et cultuelle qui a essayé d’infiltrer nos instances municipales ». A l’époque des faits, cette association qui
regroupe plusieurs centaines de membres s’oppose à de nombreux projets d’urbanisme et de construction de la municipalité. »
« Bref, elle dérange. »

Le 22/10/2005, le communiqué de presse (dans le document) de la fondation également diffamée mentionne que : « Depuis 2002, la Mairie d’Asnières, dirigée par M. Manuel Aeschlimann, s’emploie avec le même type d’arguments à discréditer la Fondation Ostad Elahi – éthique et solidarité humaine. Par deux fois, la Mairie d’Asnières a diffusé auprès de la population asniéroise des communiqués dans lesquels elle accusait la Fondation Ostad Elahi – éthique et solidarité humaine de pratiques sectaires. Pour ces faits, et par deux fois, la Mairie d’Asnières a été condamnée pour diffamation par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre, les 10 mai et 6 septembre 2005, n’ayant fourni aucun élément de preuve à l’appui de ses allégations.

Dans ses motifs, le tribunal énonce « qu’à partir de différends portant sur l’urbanisme, voire même des querelles de personnes » les membres de la majorité municipale « ont diffusé un texte qui manifeste en réalité le souhait pour ses concepteurs de jeter l’opprobre publique sur une Fondation par ailleurs reconnue
d’utilité publique. » Le jugement ajoute que « des polémiques locales à propos de questions d’urbanisme ne justifient aucunement l’attaque outrancière décidée et organisée par la mairie d’Asnières-sur-Seine ».

La Fondation Ostad Elahi – éthique et solidarité humaine, considère qu’elle est prise en otage des conflits politiques asniérois entre le Maire M. Aeschlimann et les associations asniéroises qui s’opposent à sa politique d’urbanisme. »

Ainsi, depuis trois ans, la mairie d’Asnières, brandit, contre l’association de quartier et la fondation incriminée (située à Paris), la même thèse calomnieuse que celle colportée depuis le 22 octobre dernier à l’encontre de la société Mayetic (située à Paris), par Le Monde, France 3 et Canal+.
Il semble donc que l’argument sectaire à l’adresse de ses contradicteurs constitue la réponse habituelle de la Marie d’Asnières dans les conflits l’opposant à ses administrés.

Or, le dossier de cette thèse diffamante aurait été distribué en mairie d’Asnières à de nombreuses rédactions, qui auraient ainsi été invitées au « scoop ».
En effet, le 22/10/2005, il est dit sur les antennes d’Europe 1 (cf. retranscription dans le document) : « Sur le bureau de Manuel Aeschlimann, un gros dossier bleu. A l’intérieur, la liste de toutes les associations, de toutes les sociétés immobilières, le panorama complet des activités de la fondation Ostad Elahi. Cela fait trois ans que le député maire d’Asnières crie au loup »

« Dans une note classée “confidentiel défense” de septembre dernier, les renseignements généraux, eux, soulignent que le combat de la mairie d’Asnières s’inscrit aussi dans le cadre de la politique locale. En effet, plusieurs membres de la fondation sont très actifs dans les associations de quartiers qui s’opposent à la municipalité. »

Publié par José le 04/02 à 11:03
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Jeudi 02 Février 2006

L’histoire de Mayetic

Nous connaissons la conclusion de l’affaire Mayetic : sa liquidation judiciaire. Leurs ex-dirigeants Bruno de Beauregard et Miguel Membrado affirment que cette liquidation n’aurait pas eu lieu sans une campagne de diffamation dont elle aurait été l’objet et dont le but était de nuire à Bruno de Beauregard lui-même, son ex-président.

Pour commencer à approfondir cette affaire sur cette histoire, pour ceux qui ne prendront le dossier qu’ici sur ce site, il convient d’en faire un récapitulatif. Que représentait Mayetic et quels évènements constitueraient cette diffamation ? C’est l’objet de ces deux premiers articles.

La société Mayetic a été créée en février 1996.

La Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) est rentrée dans son capital en septembre 2002, à hauteur de 35%, et y a investi 4,3 m€ au total.

Son investissement était lié au fait que la société Mayetic :

- Était un instrument de la réduction de la « fracture numérique », car elle était le seul fournisseur au niveau mondial d’un site internet d’espace de travail collaboratif à accès gratuit, dont 8 % des organisations qui l’utilisait étaient des collectivités locales, donc des clients de CDC.

- Était la seule entreprise française de cette taille à être organisée à 100 % en télétravail depuis son origine, ce qui constituait une expertise intéressante au regard des projets de certaines administrations de développer ce type d’organisation pour leur propre compte.

Une campagne médiatique diffamante a été lancée à l’encontre de la société Mayetic et de son président depuis le 22 octobre dernier.

La société Mayetic ayant été confrontée à de graves difficultés vis-à-vis de ses clients, investisseurs et salariés, elle a déposé son bilan au Tribunal de Commerce de Paris le 25 novembre 2005.

La société Mayetic dément toutes les allégations portées à son encontre ainsi qu’à son président, souhaite rétablir la vérité, tient à sanctionner les auteurs de ces allégations et obtenir réparation.

La société Mayetic, en bref

La société Mayetic est éditeur et fournisseur d’espaces de travail collaboratif clé-en-main.

Sa version gratuite permet de créer autant d’espaces que souhaité sur son site mayetic.net.

Sa version payante se présente sous la forme d’une version installée sur serveur dédié, hébergé dans le datacenter du client ou dans celui de la société Mayetic.

Grâce à sa gratuité unique sur le marché, son site mayetic.net est utilisé à titre professionnel par plus de 200.000 personnes réparties dans plus de 14.000 organisations et 97 pays :

- Il est le seul outil collaboratif asynchrone à la portée des télétravailleurs, TPE, petites PME, petites mairies, petites ONG, associations, universités, écoles (il est même apparu dans des livres scolaires)

- Il est le second site collaboratif asynchrone au niveau mondial en termes d’audience, le premier étant américain et revendiquant 300.000 utilisateurs (aux USA pour l’essentiel)

Dans sa version payante, la société Mayetic a réussi à se faire considérer en France comme l’un des quatre acteurs du collaboratif asynchrone, les trois autres étant Microsoft, IBM et EMC-Documentum :

- Plus de 50 sociétés ont fait l’acquisition de cette version : EADS Astrium, PriceWaterhouseCoopers, Auchan, Cegetel, Mairie de Paris, Organisation Mondiale de la Santé, INSERM, CNP Assurances, Alcatel, France 3, etc. (cf. article du journal Le Monde Informatique ici)

- France Telecom diffuse cette version en marque blanche, auprès de l’ensemble de ses clients du Pack Oléane-Transpac

La société comprenait alors 23 collaborateurs, tous en télétravail (cf. article du journal L’Entreprise ici), et s’appuie sur de nombreux sous-traitants et prestataires externes.

Publié par José le 02/02 à 18:50
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