Samedi 04 Février 2006

L’origine de la campagne médiatique

M. Bruno de Beauregard, qui est co-fondateur et était président de la société Mayetic, s’avère aussi être cofondateur et président de l’Association des Habitants de la ZAC Métro, à Asnières-sur-Seine.

Cette association s’est notoirement opposée à certains projets urbanistiques de la ville, notamment dans le quartier qu’habite M. Bruno de Beauregard depuis 15 ans. Or, aux termes d’un tract distribué par voie postale sur l’ensemble du territoire de la commune d’Asnières, le 13 novembre 2003, la Marie d’Asnières présentait l’association de la ZAC comme “le paravent d’une secte” et l’accusait “clairement d’avoir proféré des menaces et des pressions sur le Maire, son Directeur de Cabinet et les services de la ville”.

Cette mise à disposition du public d’un tract portant atteinte à l’honneur et à la considération de l’association a fait l’objet d’un procès en diffamation devant le Tribunal Correctionnel de Nanterre (cf. jugement du TGI de Nanterre ici).

Par jugement rendu le 05/04/05, le Tribunal a condamné M. Francis Delage, Adjoint au Maire d’Asnières-sur-Seine, pour diffamation publique envers cette association. La mairie d’Asnières a fait appel de cette décision.

Le 25/04/2005, ce jugement est ainsi évoqué dans le journal Le Parisien (cf. article dans le même document) : « Francis Delage, adjoint au maire délégué à la vie associative, vient d’être condamné par la 14ème chambre du tribunal correctionnel de Nanterre pour diffamation publique envers l’association des habitants-riverains et usagers de la ZAC Métro. »

« Le document, très officiellement intitulé « Communiqué de la mairie d’Asnières », et où figure le blason de la commune, accuse l’association d’être une secte, « une organisation spiritualiste, ésotérique et cultuelle qui a essayé d’infiltrer nos instances municipales ». A l’époque des faits, cette association qui
regroupe plusieurs centaines de membres s’oppose à de nombreux projets d’urbanisme et de construction de la municipalité. »
« Bref, elle dérange. »

Le 22/10/2005, le communiqué de presse (dans le document) de la fondation également diffamée mentionne que : « Depuis 2002, la Mairie d’Asnières, dirigée par M. Manuel Aeschlimann, s’emploie avec le même type d’arguments à discréditer la Fondation Ostad Elahi – éthique et solidarité humaine. Par deux fois, la Mairie d’Asnières a diffusé auprès de la population asniéroise des communiqués dans lesquels elle accusait la Fondation Ostad Elahi – éthique et solidarité humaine de pratiques sectaires. Pour ces faits, et par deux fois, la Mairie d’Asnières a été condamnée pour diffamation par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre, les 10 mai et 6 septembre 2005, n’ayant fourni aucun élément de preuve à l’appui de ses allégations.

Dans ses motifs, le tribunal énonce « qu’à partir de différends portant sur l’urbanisme, voire même des querelles de personnes » les membres de la majorité municipale « ont diffusé un texte qui manifeste en réalité le souhait pour ses concepteurs de jeter l’opprobre publique sur une Fondation par ailleurs reconnue
d’utilité publique. » Le jugement ajoute que « des polémiques locales à propos de questions d’urbanisme ne justifient aucunement l’attaque outrancière décidée et organisée par la mairie d’Asnières-sur-Seine ».

La Fondation Ostad Elahi – éthique et solidarité humaine, considère qu’elle est prise en otage des conflits politiques asniérois entre le Maire M. Aeschlimann et les associations asniéroises qui s’opposent à sa politique d’urbanisme. »

Ainsi, depuis trois ans, la mairie d’Asnières, brandit, contre l’association de quartier et la fondation incriminée (située à Paris), la même thèse calomnieuse que celle colportée depuis le 22 octobre dernier à l’encontre de la société Mayetic (située à Paris), par Le Monde, France 3 et Canal+.
Il semble donc que l’argument sectaire à l’adresse de ses contradicteurs constitue la réponse habituelle de la Marie d’Asnières dans les conflits l’opposant à ses administrés.

Or, le dossier de cette thèse diffamante aurait été distribué en mairie d’Asnières à de nombreuses rédactions, qui auraient ainsi été invitées au « scoop ».
En effet, le 22/10/2005, il est dit sur les antennes d’Europe 1 (cf. retranscription dans le document) : « Sur le bureau de Manuel Aeschlimann, un gros dossier bleu. A l’intérieur, la liste de toutes les associations, de toutes les sociétés immobilières, le panorama complet des activités de la fondation Ostad Elahi. Cela fait trois ans que le député maire d’Asnières crie au loup »

« Dans une note classée “confidentiel défense” de septembre dernier, les renseignements généraux, eux, soulignent que le combat de la mairie d’Asnières s’inscrit aussi dans le cadre de la politique locale. En effet, plusieurs membres de la fondation sont très actifs dans les associations de quartiers qui s’opposent à la municipalité. »

Publié par José le 04/02 à 11:03
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